DÉMARCHES

TOUTES VOS
DEMARCHES
ADMINISTRATIVES

EN SAVOIR PLUS

Discours de Monsieur le Maire, Olivier Corzani, à l'occasion de la Journée nationale de la déportation, dimanche 28 avril dernier.

DSC 1306

"Monsieur le Président de l’ARAC,

Monsieur le Secrétaire de l’association « Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la déportation »,

Monsieur le Directeur de l’UMIS,

Monsieur le Directeur du Centre Jean Moulin,

Monsieur Madalanski,

Mesdames et Messieurs les anciens combattants,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mes chers concitoyens,

Je tiens tout d’abord à tous vous remercier de votre présence dans ce lieu si symbolique dans l’histoire de notre commune.

Au nom de la municipalité de Fleury-Mérogis, au nom de tous les floriacumoises et floriacumois, en mon nom propre, je veux, avec vous, rendre hommage à toutes les victimes de la déportation pendant la seconde guerre mondiale. La France ne fut pas épargnée par ce terrible drame.

Ils étaient juifs, tziganes ; ils étaient communistes, gaullistes ; ils étaient homosexuels, résistants ou simples opposants politiques. Leur vie, leur dignité d’Homme, furent brisée, piétinée dans l’enfer des camps et de l’Holocauste parce qu’ils n’obéissaient pas aux normes politiques et sociales édictées par le régime nazi et ses vassaux collaborationnistes. Leurs bourreaux n’avaient qu’un seul objectif : les priver de leur humanité.

Le pouvoir pétainiste avait aussi ses camps et n’est pas exempt des pires atrocités commises dans le cadre de la déportation. Par ses actes impardonnables, il est et restera une immense honte dans notre Histoire nationale.

Drancy, Pithiviers, la rafle du Vel d’Hiv, la Milice… Oui, l’État français était totalement complice de la folie génocidaire. Oui, l’État français était coupable d’une politique de collaboration voulue et déterminée au mépris des droits fondamentaux de la personne humaine.

Fleury a été profondément marquée par la déportation. C’est au château de Fleury qu’en novembre 1948 deux survivants de Buchenwald – Fréderic Henri Manhès et Marcel Paul - décidèrent d’y créer un lieu de réadaptation professionnel pour les déportés. Ce fut la naissance du centre Jean Moulin. Avec l’aide du docteur Fichez, lui aussi ancien déporté, ils offrirent un second départ à des milliers d’hommes et de femmes meurtris par les camps. Plus de 70 ans après, le centre Jean-Moulin est toujours en activité au sein de l’UMIS. Il a su conserver ses missions de solidarité et continue de faire la fierté de notre ville.

Cet épisode dramatique de notre Histoire souligne à quelle point l’Humanité peut sombrer dans la barbarie. Il nous faut savoir en tirer les enseignements nécessaires pour préparer l’avenir.

Notre monde s’avère toujours instable : les prêcheurs de haine ont aujourd’hui droit de cité. On tente de dresser des murs entre les Hommes sur la base de considérations ethniques ou religieuses. On fait de nouveau l’apologie de la force sur le droit. On le voit, la démocratie et la liberté ne sont en rien, hélas, irréversibles.

Je ne peux, d’ailleurs, m’empêcher de citer le pasteur allemand Martin Niemöller qui fut lui aussi déporté : « Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester ».

Sachons faire preuve d’une extrême vigilance civique pour que de telles horreurs ne puissent plus se reproduire.

Nous avons à ce titre un devoir de mémoire à l’égard de notre jeunesse pour qu’elle n’oublie jamais. Ce devoir, c’est un devoir moral, un devoir qui s’impose à tous ceux qui sont attachés à l’honneur de la République et ses valeurs.

La « Grande Paix humaine » qu’appelait de ses vœux les plus chers Jean Jaurès reste un combat d’actualité. Le programme du Conseil national de la Résistance, la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948… tant de progrès sociaux et humains qui devaient, au lendemain de la guerre, faire advenir les « jours heureux » et protéger ainsi les générations futures des idéologies mortifères.

Plus que jamais, nous avons une responsabilité collective qui dépasse les étiquettes politiques des uns et des autres : celle de préserver et transmettre l’héritage du CNR ; celle de tenir la dragée haute aux partisans de la haine pour que vive la République".

DSC 1342

FLEURY MAG'

magazine 2019 11 12

GUIDE DE LA VILLE

Guide ville 2017 18 mis a jour août 18

GUIDE DES ASSOCIATIONS

guide assos 2017 18 mis a jour aout 18

CALENDRIER

Jeudi21NovembreSemaine 47 | Présence de MarieUDernier quartier