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Discours de Monsieur le Maire, Olivier Corzani, lors de la cérémonie en souvenir de la fin de la deuxième guerre mondiale, ce mercredi 8 mai 2019.

"Mesdames, messieurs,

Mes chers amis, mes chers concitoyens,

Au nom de tous les floriacumois, au nom de la municipalité de Fleury-Mérogis, je veux avec vous rendre hommage à tous nos compatriotes qui, pendant la seconde guerre mondiale, ont combattu au péril de leur vie pour que vive la France. Ces femmes, ces hommes sont restés debout pour défendre l’honneur de la République, pour défendre notre honneur.

Je mesure l’immense courage de tous les résistants et des Forces françaises libres qui firent le choix de continuer la guerre pendant que Pétain et Laval, aveuglés par leurs mythes d’une France d’un autre temps, sabordaient la République. 

Ils appartenaient à des familles de pensées différentes mais tous étaient unis par une certaine idée de la France : une France humaniste, une France qui sait assumer les responsabilités qui sont les siennes dans les moments les plus difficiles de l’Histoire.

Je pense à tous nos soldats morts pendant la bataille de France et aux prisonniers de guerre dans les camps nazis. Malgré la « Blitzkrieg », eux-aussi ont fait preuve d’héroïsme. Dunkerque en est un exemple frappant : à 1 contre 10, l’armée française encaissa tous les coups de la Wehrmacht pour permettre l’évacuation du corps expéditionnaire britannique. Sachons honorer leur mémoire.

Je veux aussi célébrer la mémoire des forces alliés qui ont joué un rôle décisif dans la Libération. Qu’ils soient américains, soviétiques ou britanniques, tous se sont battus avec l’espoir que les générations futures puissent vivre dans un monde de paix, un monde libre.

Ce conflit constitue, encore, dans nos esprits un véritable traumatisme.  Les terribles souffrances endurées par les populations civiles dans les territoires occupés, l’horreur des camps de la mort… Non, Fleury n’oublie pas. Fleury n’oubliera jamais. La seconde guerre mondiale, par sa violence, par sa barbarie, fut la démission de la Raison face à la folie des Hommes.

Cette guerre, ce n’était pas une redite de la guerre 14-18 ou de la guerre franco-allemande de 1870. Le Général de Gaulle ou encore Winston Churchill disaient vrai lorsqu’ils affirmaient que ce conflit dépassait la simple question des frontières ou des vieilles alliances. Cette guerre était fondamentalement idéologique : c’était la démocratie contre le fascisme.

Aujourd’hui, notre responsabilité collective passe naturellement par le devoir de mémoire : se souvenir pour ne plus revivre de telles tragédies et résister aux prêcheurs de haine.

Néanmoins, il ne suffit pas de pleurer nos morts. Il ne suffit pas de nous livrer simplement à une condamnation morale de cette idéologie mortifère que représente le fascisme pour que triomphe, enfin, la Paix et la fraternité humaine.

Il nous faut comprendre comment une telle monstruosité a pu se produire. Il nous faut comprendre les causes profondes, originelles de la montée du fascisme hitlérien et mussolinien.

Proclamer son attachement à la démocratie, aux droits de l’Homme, à la Liberté est une chose, mais encore faut-il assurer les conditions matérielles à leur exercice. L’avènement des droits sociaux, la naissance de la sécurité sociale constituaient autant de grandes conquêtes sociales inscrites dans le programme du Conseil national de la Résistance. Ces droits nouveaux avaient pour objectif de créer une démocratie réelle. Celle-ci ne devait pas se réduire à un ensemble de règles juridiques formelles mais, au contraire, s’incarner dans le cœur et l’esprit de tous les citoyens. Les membres du CNR y voyaient la meilleure des garanties pour préserver la Liberté. Il fallait protéger les Hommes autant de l’arbitraire que de l’insécurité de l’existence ; auquel cas la Liberté ne serait plus un droit mais un privilège ouvrant ainsi la voie aux discours les plus bellicistes et haineux.

La démocratie demeure quelque chose de fragile. Je le redis souvent mais elle n’est pas irréversible. Devant la résurgence de ce que je qualifie d’idéologies liberticides en France et en Europe, tâchons de prendre en compte ces enseignements du passé pour construire la Paix de demain."

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