DÉMARCHES

TOUTES VOS
DEMARCHES
ADMINISTRATIVES

EN SAVOIR PLUS

Discours de Monsieur le Maire, Olivier Corzani, lors de la commémoration de l’appel du 18 juin 1940.

IMG 9398

"Mesdames, Messieurs,

L’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle revêt une signification particulière dans notre Histoire nationale. Le 18 juin, ce n’est pas seulement le souvenir d’un officier militaire encore méconnu des français qui osa défier le vieux maréchal. Le 18 juin, c’est avant tout l’appel de la République, de la démocratie et de la Liberté à poursuivre le combat contre l’avancée du fascisme hitlérien et mussolinien. C’est l’appel du courage et de la raison contre l’abandon national et les fantasmes réactionnaires des dirigeants vichystes et collaborationnistes.

En appelant les Français à poursuivre le combat contre l’Allemagne nazie, le Général de Gaulle envoya un message clair et cinglant à Pétain et tous ceux qui haïssaient la République : la France peut et doit continuer la guerre pour son honneur et sa liberté. Non la prétendue « Révolution nationale » et le projet de société qu’elle porte, ce n’est pas la France. Vichy, ce n’est pas la France. Ce n’est pas la République.

Après le discours de la honte de Pétain le 17 juin 1940, l’appel du 18 juin annonça symboliquement le début de la Résistance à l’occupant nazi et à ses vassaux.

Pour de Gaulle, la guerre en cours n’était pas une redite de la guerre de 14-18 et encore moins de celle de 1870. Les enjeux ne tournaient plus autour d’alliances militaires ou de revendications territoriales mais bel et bien autour de considérations idéologiques. Cette guerre engageait le destin de l’idée démocratique et de la Liberté sur le vieux continent. Cette vision du conflit était partagée par d’autres résistants de la première heure. Je pense notamment aux députés communistes Charles Tillon et Gabriel Péri qui restèrent fidèles à la ligne antifasciste du Front populaire. Avant l’appel du 18 juin, il y eut un autre appel – celui du 17 juin et rédigé par Charles Tillon. Sous forme de tract, ce document appelait les Français à résister au nazisme et servit par la suite de trame principale au « manifeste de Bordeaux » du 18 juillet 1940 qui qualifiait l’armistice de « pacte de bourreaux ».

Loin de « suspendre la guerre », l’armistice du 22 juin 1940 posa, en réalité, les jalons d’une politique collaborationniste voulue et déterminée.

C’est pour cette raison que Charles Maurras, théoricien de l’Action française, parlait de la défaite de l’armée française dans la bataille de France comme une « divine surprise ». Aux yeux de ses partisans et de ceux de Pétain, la débâcle militaire constituait tout simplement une belle opportunité pour imposer leurs doctrines liberticides et mortifères au peuple français. Ces individus ont trahi et déshonoré la patrie pour satisfaire leurs propres intérêts politiques au détriment de ceux de la Nation toute entière. Ils ont voulu et espérer la défaite de la France et de la République. Vichy - et cela doit être rappelé sans cesse - est allé beaucoup plus loin que ce qu’exigeait l’occupant nazi. 1940 fut, en réalité, la revanche tant attendue des forces politiques les plus rétrogrades sur la République depuis la crise du 16 mai 1877. Ce fut une défaite pour la République mais une victoire pour l’alliance entre le drapeau blanc, les héritiers d’Edouard Drumont et d’Arthur de Gobineau ainsi que des opportunistes avides de pouvoir autour de Pierre Laval.

On comprend mieux aussi pourquoi le célèbre historien et résistant Marc Bloch parlait d’une démission des élites politiques et militaires pour expliquer le bourbier dans lequel s’était mise la France en juin 1940. Ces gens avaient perdu la passion de la République, de la Liberté et de l’Égalité. Ils avaient perdu la passion de la France.

C’est Albert Lebrun, président de la République en exercice, qui remplaça Paul Reynaud par le maréchal Pétain en tant que chef du gouvernement le 16 juin 1940 alors que, dans le même temps, la France avait le choix de poursuivre la lutte aux côtés des britanniques dans le cadre d’une union politique et militaire avec la Grande-Bretagne.

N’oublions pas qu’une très grande majorité des parlementaires votèrent les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940. Je veux à cet égard saluer la mémoire des 80 parlementaires qui dirent non au sabordage de la République.

Désobéir par fidélité à ses convictions peut être un acte de courage. Quand la gravité de la situation l’exige, c’est même un devoir. L’appel du 18 juin en est un exemple édifiant.

Il ne faut jamais céder son chemin lorsqu’on a l’intime conviction que l’on sert la justice et la vérité. Pour de Gaulle, résister, c’était dire non à la forfaiture vichyste, c’était croire en la France envers et contre tous dans les heures plus sombres de notre Histoire."

FLEURY MAG'

magazine 2019 07 08

GUIDE DE LA VILLE

Guide ville 2017 18 mis a jour août 18

GUIDE DES ASSOCIATIONS

guide assos 2017 18 mis a jour aout 18

CALENDRIER

Mardi16JuilletSemaine 29 | Nte Dame Mt Carmel@Pleine lune